Overblog
Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

..messages...

chatter en privé

15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 00:00
Tout corps couché prend la ligne de l'horizon de l'âme. L'endormi devient le réveillé de l'ombre. Platon


Les secrets, ça sert seulement à endormir les souvenirs.
  [Janik Tremblay]

« La prison est une espèce d'être horrible, complet, indivisible, moitié maison, moitié homme » - Victor Hugo

« Les mots sont les passants mystérieux de l'âme. » - Victor Hugo
« La musique, c'est du bruit qui pense. » - Victor Hugo
« Je hais vos idées, mais je me ferait tuer pour que vous ayez le droit de les exprimer. » - Victor Hugo
« Vous n'etes pas jolie, vous etes pire ! » - Victor Hugo

--------------------------------------

René Char :

Ne t’attarde pas à l’ornière des résultats.

 
La
parole soulève plus de terre que le fossoyeur ne le peut.

 

Il faut souffler sur quelques lueurs pour faire de la bonne lumière.

 

La terre qui reçoit la graine est triste. La graine qui va tout risquer est heureuse.

 

 

 

Les yeux seuls sont encore capables de pousser un cri.

 

Ne te courbe que pour aimer. Si tu meurs, tu aimes encore.

 

Si l'homme parfois ne fermait pas souverainement les yeux, il finirait par ne plus voir ce qui vaut d'être regardé.

 

L'acquiescement éclaire le visage. Le refus lui donne la beauté.

 

Il existe une sorte d’hommes toujours en avance sur ces excréments.

 

Nous sommes écartelés entre l'avidité de connaître et le désespoir d'avoir connu. L'aiguillon ne renonce pas à sa cuisson et nous à notre espoir.

 

> Tiens vis-à-vis des autres ce que tu t'es promis à toi seul. Là est ton contrat.

 
L'
essentiel est sans cesse menacé par l'insignifiant.

 

Signe ce que tu éclaires, non ce que tu assombris.

 

Un poète doit laisser des traces de son passage, non des preuves. Seules les traces font rêver.

 
L'
esprit du château fort, c'est le pont-levis.

 

L'acte est vierge, même répété.

 

L'homme est capable de faire ce qu'il est incapable d'imaginer.

 

Agir en primitif et prévoir en stratège.

 

Les mots qui vont surgir savent de nous des choses que nous ignorons d'eux.

 

Il n'y a que deux conduites avec la vie : ou on la rêve ou on l'accomplit.

 

L'impossible, nous ne l'atteignons pas, mais il nous sert de lanterne.

Published by eva - dans cet espace
commenter cet article
1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 00:49

Ma première fois…**

 

Je me rappelle que j’avais 14 ans – je passais mes vacances en Autriche, dans la maison de campagne de mes parents (mon père est autrichien), située dans un tout petit village.

Tout le monde se connaît, se montre du doit, sais toutes les histoires des autres et s’amuse à les déformer pour remplir l’ennui...

Ma famille, étant étrangère à toute cette existence villageoise (mes parents l’avaient choisi comme lieu de vacance, le reste de l’année on habitait en Italie, dans une grande ville), ne cherchait pas trop à se rapprocher des habitants. Seule exception, moi - je ressentais le besoin de rencontrer des personnes, de me faire des amis…de me connaître et de connaître les autres. C’était mon âge – l’âge des turbulance...dit "difficile".

 
C’était un de ces étés si particuliers pour les jeunes adolescents – les jeux avec les amies, la piscine tous les jours, les promenades dans les bois, le papotage avec la meilleure copine, les petites amourettes…et les grandes !

bien évidemment j’étais tombée amoureuse d’un jeune garçon, T., plus âgé de trois ans, aussi timide que moi, qui me regardais toujours en cachette…et sortait toujours et partout avec un ami plus effronté, J., un mauvais gars qui prenait goût à jouer avec les filles…

 
Combien de soirées à bavarder avec mon amie, entre la gêne et la curiosité, en parlant de T.

Enfin il m’invite à sa fête d’anniversaire – ce qui débucha en des grands crises en famille (mon père était extrêmement protecteur)…avec une concession un peu ridicule, mais certainement vraie et nécessaire (qui sait comme je vais être rigide avec mes propres enfants… ;P), je peux participer à la fête jusqu’à 10 heures et demie du soir.

 
Voilà, je me prépare à la soirée…rien de spécial, à l’époque le top de mon goût vestimentaire étaient des jeans, des baskets All-star bordeaux, un shirt manche langue sous un t-shirt d'une autre couleur – le tout dans les teintes bleu, gris, beige…très peu féminin, décidément ! …mais, si j’y pense, c’était tellement agréable…


La soirée est bien drôle, ma première soirée avec des gens plus grands que moi…et je ne connais personne. T. et son grand frère, U., sont particulièrement gentils avec moi. On rigole, on me fait parler, je sors un peu de ma timidité.

Après seulement une heure la situation commence à dérouter – j’avais promis à mes parents de ne pas toucher à l’alcool, et j’étais la seule à garder ce retrait. La situation devient plus… « chaude ». Des couples commencent à se former, des gens s’embrassent juste à côté de moi – je suis horrifiée…à l’époque, serrer la main à un garçon et le regarder dans les yeux était le sommet de mes expériences. T. essaie de me distraire, mais on ne sais pas trop de quoi parler.

 
Il est enfin 22h30, je ne sais pas si être heureuse ou pleurer de chagrin que rien ne soit arrivé…Mon père vient me chercher en voiture (première question quand je monte : « c’est qui ce garçon qui était à côté de toi ? il te disait quoi ? » quelle jalousie peu fertile…cela coupe toute envie de se confier en réalité…).

 
Je ne me rappelle plus très bien des détails qui ont suivi (pourtant, je tenais un journal intime - je devrais le reprendre en main un de ces quatre…), je vois juste encore un après-midi au bord d’un étang avec T. mon amie M. ma grande amie bavarde que j’étais la seule à supporter, son frère, un tel H. et d’autres… en rentrant de cette promenade, mes parents se sont très fâchés. Il me disait nous avoir vu près de l’étang, que c’était de mauvaises fréquentations, des gens trop âgés pour moi.

Ils avaient certainement tout à fait raison – pour mon âge j’aurais eu du mieux à faire que de sortir avec des garçons – mais à la maison il n’y avait rien qui me motivait (dans ma famille, encore aujourd’hui, chacun fais ces propres trucs…ma mère le jardin, mon père range ses docs, mon frère est devant son ordi…à part quelques activités ludiques ensemble et le moment sacré de la popote - grave si on manquait à un repas en famille! - chacun est dans son coin - je vois maintenant que pour une fille de 14 la solitude est un terrain insipide)

 
Mais, SURTOUT, avec T. on ne s’était jamais même pas touchés les bouts des doigts !

 
Bon, en tous cas ma mère profite de la situation pour m’annoncer que la semaine suivante je vais partir dans un campus de langue en Angleterre. Je suis abasourdie…comment, quitter mes amis, mon attachement(…comment l’appeler sinon ?...) pour T. et tout ce que j’avais construit ici…pour aller toute seule, pour la première fois, monter dans un avion et me retrouver dans un pays inconnu, en devant parler une langue que je ne maîtrisais pas du tout ! J’étais médusée et je me suis débattue pendant des heures…des jours… mon amie M. était effarée – T. et les autres, surtout son ami gonflé J., souriaient à mes propos – un départ pour l’Angleterre aussi terrible que ça ? et la raison ? la peur que je fasse des mauvaises expériences avec des garçons…

Bon.

Je me rappelle encore la soirée avant le départ, ma chambre dans la semi obscurité, la valise grise de mon père ouverte devant la fenêtre, avec tous mes affaires préparés. C’était samedi soir. En bas, dans le village (depuis ma fenêtre, la maison de mes parents est perchée sur une montagne au-dessus du village, on voit la place principale, avec l’église et le seule restaurant-café), un pavillon orange, d’un mauvais goût attachant, toujours le même depuis des années, est perchée entre les maisons, qui englobe dans son grand ventre une fête foraine, avec un concert paysan - des sons simples et bons, qui étaient si doux et attirants à mes oreilles. Je regarde les lumières briller jusqu’à ma chambre, et une pensée me saisit : « participer à cette soirée, avant de partir, en espérant d’y retrouver T., voilà ce que je dois faire. Mes parents ? Je me considère trahie – ils m’envoient à l’étrangère, sans me poser des questions, sans discuter avec moi… »
Et c’est décidé. Dès que le silence envahit la maison, je salue ma chambre du regard et descende les marches qui emmènent à la sortie principale. Hop, d’un coup je suis dans la rue, puis cachée dans les arbres, de peur d’être vue des fenêtres…voilà ma première escapade, première d’une nombre interminable de sorties illicites avant mes 18 ans…sorties souvent dangereuses, mais jamais « scandaleuses » - c’est drôle, le fait de faire une chose pareille en cachette m’ôtait tout désir où besoin d’avoir d’autres types d’aventures…je me rendais compte à l’époque, mais je saisis cette pensée seulement maintenant, que j’avais besoin de rencontrer des gens, d’avoir au moins l’illusion d’avoir des amis…(comme j’avais dit plus haut, dans ma famille tout le monde était pris par ses propres intérêts…)…

Et la soirée fut un flop. Il était trop tard, minuit passé (quelle émotion, quand même, c’était ma première fois toute seule à un fête à cette heure là…premiers goût d’un indépendance acquise seulement bp d’années plus tard…), le grand pavillon de fête était peu rempli, la plupart de gens complètement bourrés, et pas de T. à l’horizon, ni d’autres personnes de ma connaissance.

La seule chose dont je me rappelle encore, c’était que je m’étais retrouvée à bavarder avec un voisin, bien plus âgé que moi, au haleine fortement alcoolisé, et que moi, qui prenais au sérieux ses discours délirants (qu’est-ce que j’étais naïf, hein ?), je ne m’étais pas du tout rendue compte de ces avances… un essaie peu réussi et bien ridicule de m'embrasser, se termina en une poussée de ma part, qui le fit trébucher en arrière. Rentrée chez moi, grisée par cette soirée, enfumée et fatiguée, j’ouvris les fenêtres pour respirer un peu de cet air qui, à l’époque, m’étais si suave…et, qui je remarque en bas ? mon voisin, le bourré, qui m’avais suivi (il faut dire que pour faire cela il faut grimper une montée assez rude, en passant par une petite forêt…pas évident, dans son état !)…je me cachais déjà derrière les rideaux – heureusement que je n’avais pas allumé dans ma chambre, il ne pouvais pas savoir où elle se situait. Le cœur battant, à la fois outrée par la chose, d’autre part émue de cette première conquête assez pitoyable, je me mis au lit sans trop penser au jour d’après…

Je ne me rappelle point du voyage en voiture le matin (une heure pour arriver à l’aéroport), ni de l’arrivé et du check-in – mon premier check-in…je me rappelle seulement le moment de laisser ma mère, ses conseilles et recommandations, que j’avais peur, je ne voulais pas la quitter, que je voulais lui dire que je l’aimais bien…

* * *

Mon arrivée à Bristol, après m’être débrouillée dans l’aéroport pour le changement à Londres, y trouver une dame blonde, toute en bleue, qui était venue me chercher, est toute floue…c’était le soir, il faisait nuit est assez frais. Avec ma grosse valise grise et lourde, traînée sans allure, je suis la dame en bleue dans le bus, dans le campus, dans les dormoirs pour étudiants.

Elle m’indique ma chambre – il faut monter, il n’y a pas d’ascenseur, elle m’aide avec mon gros fardeau…ma chambre est toute petite et jaune. Il y a deux lits, l’autre est pour une jeune ukrainienne que je verrais seulement deux fois au cours de mon séjour. Je suis seule, il n’y a personne. Après avoir fait le tour je m’angoisse, que vais-je faire…il n’y a personne. Je panique, je sors téléphoner à mes parents, ils me rassurent, en me disant de me coucher, que demain ça va aller mieux…rentrée, je me prépare pour la nuit, me lave les dents dans les toilettes communes. Dans les draps froids, avec tous ces nouveaux odeurs, ce silence, je pleure, je me sens trahie, seule, j’ai peur, mes amis de l’Autriche me manquent…

Le jour après, après un breakfast costaux à base de saucissons, d’oeux et de pain frits (c’était du jamais vu ! l’alimentation d’un gladiateur avant son défit..) avec tomates et patates…on se retrouve tous dans un espace vert pour se connaître. Je me sentais très timide, prodigieusement gênée…il s’agissait d’un gros groupe d’adolescents et de jeunes un peu de partout – mais un grand tas d’italiens dominait sur les autres…au bout de deux heures je connaissais pleine de monde, je me tordais de rire avec un fille du sud d'Italie, aux cheveux crépues et aux yeux scintillants derrière ses petites lunettes…

Après une semaine toute drôle, on m’appelle au milieu d’un cours de grammaire : on me prie de sortir pour un appel téléphonique en attente. J’y retrouve la voix de mes parents (au juste, je ne sais plus s’il s’agit de ma mère ou de mon père), qui me demandent, préoccupés, si tout va bien…j’avais complètement oublié de les appeler après ma première soirée d'angoisse !!!

 
Après cette vacance anglaise de deux semaines bien remplies, j’ai dormi pendant mon voyage de retour en avion, ainsi que deux jours sans arrêt à la maison – je devais rattraper le sommeil perdu pendant plusieurs nuits, à faire la fête en bavardant avec des nouvelles amies, et, bien sur, j’avais découvert une nouvella passion pour un autre garçon, G., tout drôle et grand fan des U2 (c’est lui qui me les a fait découvrir) et qui parlait couramment anglais…mais ça, c’est une autre histoire !

 
De retour en Autriche, ma flemme pour T. n’était plus la même – du coup je m’ennuyais, les italiens de Bristol me manquaient. Surtout, je ne trouvais plus de liens spontanés avec les gens – les autrichiens sont vaguement crispés, un peu comme les anglo-saxons en général, c’est seulement après maintes verres forts qu’ils se décontractent, quelle tristesse ! Autrichiens, Allemands, Anglais, Scandinaves, Finlandais…et tous les autres nordiques de cette terre, arrêtez de vous bourrer la gueule pour y trouver votre bonheur ! Vous allez seulement découvrir une grande migraine et bp de trous noires dans votre mémoire, le jour d'après…

Avec T., l’histoire n’a jamais eu de suite – avec ce faible début qu’elle avait eu…

 

Résolution après cette expérience :

parler à ces enfants, essayer de suivre leur vie, de comprendre ce qu’ils vivent…pour les aider, les comprendre…à la place de les envoyer à des kilomètres de distance pour régler le problème…

et, surtout, ne pas envoyer son enfant dans un campus pour apprendre l'anglais, en compagnie d'une hordes de jeunes qui parlent sa m^eme langue - le résultat va être qu’il apprend plein de nouveaux dialectes dans sa propre langue, et pratiquement rien de la langue pour la quelle il était venu…

 


**Explication du titre : Ma première fois en voyage à l’étranger toute seule !
eh, oui, je me dis bien que les plus malins auront pensé à une confession craquante… ;=)

 

15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 00:00
Published by eva
commenter cet article
9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 21:46
Image Hosted by ImageShack.us
Published by eva - dans cet espace
commenter cet article
17 janvier 2015 6 17 /01 /janvier /2015 00:00

Sorry
, travaux en cours !
Si vous remarquez des choses bizarres,
lisez
cet article pour comprendre ce qui se passe..;)
merci !
 
"Les mots sont les passants mystérieux de l'âme."
                                                                                        Victor Hugo
Accueil Etranger sur cette terre Les personnages de ce blog Penser, faire, sortir, lire, écrire Faisons les présentations Sondages
et jeux
Enfants Biosphère Coin du feu
     

     
     
voir et entendre
     
Published by eva - dans dinde
commenter cet article
3 avril 2008 4 03 /04 /avril /2008 12:52
Voici une autre vidéo que j'aime profondement...
la chanson me fait pleurer à chaque fois...
bacini,
eva



Published by eva - dans entendre
commenter cet article
3 avril 2008 4 03 /04 /avril /2008 12:48
Coucou à tout le monde,
cette petite vidéo pour un moment de douceur,
et pour dire que je n'oublie pas les jolies rencontres bloggesques...
gros baisers,
eva


Published by eva - dans entendre
commenter cet article
21 décembre 2007 5 21 /12 /décembre /2007 21:48
2008.JPG
Published by eva
commenter cet article
10 avril 2007 2 10 /04 /avril /2007 23:03
Un petit coucou pour savoir comment vous allez, mes amis blogeurs...
j'espère que tout va pour le mieux pour vous...!!
De mon côté le travail, la vie privé -
tout semble m'arracher à l'ordinateur, aux blogs,
et même si je pense souvent à ce monde magique et lumineux,
je ne le regrette pas vraiment...
mais, qui sait, un jour!, peut être que "tout" va recommencer,
et j'espère pouvoir retrouver quelques uns entre vous !!!
à bientôt !
eva
Published by eva - dans dinde
commenter cet article
23 décembre 2006 6 23 /12 /décembre /2006 09:25

En surfant sur le net pendant les vacances

(j'en profite tout de suite, je suis en vacance depuis aujourd'hui...)

je suis tombée sur un petit film d'animation bien original, je trouve, et assez hilarant

 - un peu "gloups" à la fin...

Pour l'instant je n'ai pas encore d'infos sur qui l'a produit...je vais mer renseigner!

Bonne vision :)

Published by eva - dans voir
commenter cet article